La logique est respectée

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal ont répondu présents. Les deux puissances québécoises ont facilement disposé de leurs adversaires respectifs, samedi, pavant la voie à une 5e finale en six ans entre grands rivaux.

Par Arnaud Koenig-Soutière

Ce que l’on retient des demi-finales, c’est que les deux négligés se sont débattus du mieux qu’ils le pouvaient, mais en vain.

À Montréal, les Carabins n’ont fait qu’une bouchée des Redmen, les écrasant 42-0. La troupe de Ronald Hilaire s’est démenée, mais s’est tout de même fait malmenée sur tous les aspects possibles.

Attaque, défense, unités spéciales ; les Montréalais étaient bien rodés et visiblement prêts à se porter à la conquête d’un troisième titre consécutif de la coupe Dunsmore. Comme il l’a démontré tout au long de la saison, le quart Samuel Caron a été chirurgical dans ses passes, patient à prendre ses décisions. Il a terminé la rencontre avec 17 relais complétés en 24 tentatives, 311 verges de gain et deux passes de touché.

La ligne à l’attaque l’a bien protégé, n’allouant qu’un sac. Le retour du bloqueur à droite Marc Glaude, qui disputait son deuxième match de la campagne, vient solidifier une unité déjà établie comme la meilleure au Québec, chiffres à l’appui.

Celle-ci a notamment permis à ses protégés de parcourir plus de 200 verges encore une fois (31 courses, 213 verges). Les trois principaux porteurs du comité des Bleus ont chacun amassé au moins 50 verges. Chez les receveurs, Régis Cibasu a été égal à lui-même et Guillaume Paquet a une fois de plus prouvé ses qualités d’athlète.

Constat : l’attaque des Bleus est indéniablement prête.

Premier match difficile

La clé pour les Redmen était d’éviter les revirements. De toute évidence, cela n’a pas été réussi.

L’attaque des Rouges a commis pas moins de sept revirements (un échappé, trois interceptions, trois revirements sur essais). Ceux-ci ont été à l’origine de 17 points des Carabins.

Disons-le ainsi, le quart Frédéric Paquette-Perreault n’a pas connu le match de sa vie. La recrue a lancé trois ballons qui ont abouti en de mauvaises mains, retenant son souffle à la suite de quelques-unes de ses passes qui se dirigeaient vers la mauvaise couleur de chandail. Paquette-Perreault a paru nerveux et précipitait régulièrement ses lectures. Notons qu’il n’a pas été victime d’un seul sac.

Malgré cela, l’attaque n’a jamais réellement pu prendre son rythme. La meilleure séquence des Redmen s’est achevée après 34 verges alors que les jeux étaient déjà faits, en fin de 4e quart. D’ailleurs, McGill ne s’est pas aventuré qu’au mieux au 34 des Carabins.

Bref, un après-midi difficile et un dernier match qui ne rend pas justice à l’incroyable progression qu’a connue cette formation. Nous en parlerons davantage lors de la rétrospection de la saison, mais Ronald Hilaire et son équipe d’entraîneurs sont sur la bonne voie pour redorer les lettres de noblesse de la prestigieuse institution montréalaise.

Pareil à Québec

À l’autre bout de l’autoroute 20, les Stingers de l’Université Concordia, malgré le retour de leur meilleur joueur Trenton Miller, n’ont pas été en mesure de causer la surprise contre le Rouge et Or.

Menant 22-11 à la mi-temps, les joueurs de Glen Constantin ont bouclé le travail en 2e demi, en route vers une victoire de 39-14.

Concordia s’est toutefois battu âprement. Le coordonnateur offensif Matt Connell a pris bonne note de la performance de son attaque au sol lors de la semaine précédente. Les porteurs des Stingers ont récolté 196 verges en 31 courses, soit, et de loin vu les circonstances, leur meilleure prestation dans cette facette du jeu cette année.

Le porteur de deuxième année Jean-Guy Rimpel a amassé 86 verges en 16 courses, alors que Miller a couru 9 fois pour 74 verges. En somme, Concordia a couru à 31 reprises et lancé 38 fois. On vous laisse deviner de quoi aurait eu l’air cette attaque fort talentueuse si elle n’avait pas abordé ses duels d’un seul front, en l’occurrence les airs, tout au long de la campagne.

Fin prêts

On vous parlait de l’attaque bien rodée des Carabins. C’est maintenant au tour de celle du Rouge et Or de percevoir ses éloges.

Tant par les airs qu’au sol, l’unité de Justin Éthier a accompli tout ce qu’elle devait faire. Hugo Richard a été excellent avec 21 passes complétées en 27 occasions, dont deux fois pour un touché, pour un honorable total de 401 verges. Seul et unique bémol, il a été intercepté deux fois par une défense qui, mentionnons-le, est réputée pour ses ball hawks. Le demi de coin Michael Asibuo en a notamment réalisé une, lui qui était classé 2e à ce chapitre au Québec avec quatre.

Au sol, Éthier a bien menagé ses troupes sans lésiner sur les résultats. 23 courses, 156 verges, et aucun joueur n’a porté le ballon à plus de six reprises.

On se retrouve plus tard cette semaine, alors que nous jetterons un coup d’œil sur ce qu’aura l’air cet ultime affrontement Laval – Montréal. Une chose est certaine, avec deux formations aux armes plus affutées que jamais, ça promet !

Crédit photo: Dominique Bernier

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