La recette gagnante de Football Québec

Dix Coupes Vanier depuis 1999 et sept championnats nationaux en dix ans chez les MU-18. Il n’y a pas à dire, le Québec a réussi à laisser sa marque sur la scène nationale. Retour sur la naissance de Football Québec et sur un programme qui, avec le temps, a réussi à guider les footballeurs québécois vers les plus hauts sommets.

Par Luc Turgeon

Depuis 1996, la province vole de ses propres ailes et possède son propre programme d’excellence. Une stratégie qui, selon le directeur général de Football Québec, Jean-Charles Meffe, explique le succès grandissant du Québec sur la planète football.

«On était affilié avec la Fédération du Canada, mais on n’avait pas la même vision du développement de l’athlète qu’elle à l’époque, raconte M. Meffe, en poste depuis la naissance de Football Québec, en 1992. Pour nous, c’était important de progresser à l’échelle internationale et de se mesurer aux autres pays, ce qui n’était pas dans les plans de la Fédération.»

Pour cette raison, Football Québec a décidé de se dissocier et de monter sa propre stratégie de développement. Les objectifs étaient clairs: mettre en place la meilleure structure possible pour les footballeurs d’ici, en plus de populariser la pratique de ce sport chez les francophones, eux qui étaient peu nombreux sur les alignements universitaires de l’époque. «Quand on a commencé, il y avait Bishop’s, McGill et Concordia qui possédaient une équipe de football. Trois universités anglophones. Lorsque les Redmen ont remporté la Coupe Vanier, en 1987, il n’y avait qu’une dizaine de Québécois dans la formation. Ce n’était pas normal et on devait faire quelque chose», se souvient Jean-Charles Meffe.

Un des premiers ajouts du Québec a été la création du «Challenge Wilson», dorénavant la Coupe Spalding, qui est présentée pour une 22e année de suite et qui se termine cette fin de semaine, au stade Hébert. Par la suite, le Québec a été au cœur de la promotion du ballon ovale à l’international. «Quand les premiers tournois internationaux ont été créés, le Québec était dans la salle et avait son mot à dire», affirme M. Meffe.

Équipe Québec tentera de mettre la main sur un quatrième titre consécutif, cet été. Source: facebook/FOOTBALL QUÉBEC (FFAQ)

Un succès continu

Avec le temps, un cycle s’est créé et d’anciens joueurs s’impliquent en tant qu’entraîneur, assurant une relève au sein même de ce processus. «La plupart des joueurs québécois qui évoluent au niveau professionnel ou universitaire sont passés par le programme d’excellence. Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair, qui jouent présentement dans la NFL, ont fait partie de ces équipes-là», soutient M. Meffe. De plus en plus, il est aussi possible de voir des joueurs québécois prendre part à des camps d’entraînement de la NFL ou organiser un pro day pour démontrer leur savoir-faire aux recruteurs en provenance de partout en Amérique du Nord.

S’ajoute au programme d’excellence le travail effectué par les programmes secondaires, collégiaux et universitaires, qui ont tous mis la main à la pâte pour faire du Québec une usine à footballeurs talentueux. En 2018, pas moins de treize Québécois ont été sélectionnés au repêchage de la LCF.

Malgré la saison morte, il est possible de suivre plusieurs athlètes en action au cours de l’été. Quatorze d’entre eux porteront l’uniforme d’Équipe Canada au Championnat du monde junior de l’IFAF, cet été à Mexico. La Coupe Spalding est en cours, tandis qu’à sa première année, l’équipe MU-16 du Québec est à une victoire de décrocher l’or au Défi de l’Est du Canada. Reste à voir si Équipe Québec MU-18 réussira à triompher et ainsi, à mettre la main sur un huitième championnat depuis 2008.

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