Les Cavaliers veulent s’inspirer de 2016

D’ici le début de la saison 2018, Le Champ arrière effectuera un tour d’horizon des ligues collégiales et publiera un article de façon quotidienne sur chacune des équipes. Pour voir tout le contenu présenté jusqu’à maintenant, cliquez ici.

Les Cavaliers de Champlain-Saint-Lambert entameront leur marche vers un objectif clair dans quelques jours: se relever. À une poignée de points d’une saison parfaite en 2016, la formation de la Rive-Sud a été exclue du portrait de manière prématurée l’année suivante.

Par Arnaud Koenig-Soutière

Le contraste a été frappant: quelques mois après avoir subi une défaite serrée de 33-30 au Bol d’or qui les privait d’une saison parfaite, les Cavaliers ont tout juste su rallier la barre des ,500, terminant au pied du quatuor de tête donnant accès aux éliminatoires.

Cette saison au goût amer marquait du coup l’entrée en scène d’un nouvel entraîneur-chef en Shawn Mayne. L’ancien des Huskies de UConn, des Eskimos d’Edmonton et des Alouettes de Montréal s’attendaient à plus de la formation dont il a pris les rênes au pied levé à l’hiver 2017.

 

«Satisfait, oui et non. C’était un peu une année de transition. On se demandait à quoi l’équipe allait ressembler, mais je savais qu’on avait une bonne équipe et qu’on allait faire compétition. On a fini 4-4, sauf que je sais qu’on aurait pu être meilleur», estime Mayne.

Les aléas du football scolaire sont ce qu’ils sont, mais ils frappent parfois tous au même moment. Mayne admet que les dossiers académiques en souffrance ont plombé son équipe en 2017.

«On s’attendait vraiment à mieux. On a eu plusieurs joueurs qui n’étaient pas éligibles. Ça nous a fait mal. On doit recruter beaucoup pour compenser», dit-il, ajoutant qu’aucun des joueurs inéligibles n’a su redresser son relevé de notes pour frayer parmi l’alignement actuel.

«Avec le groupe qu’on avait, on aurait quand même dû se qualifier pour les éliminatoires», balance-t-il.

Attaque mature

L’entraîneur-chef est convaincu que la bougie d’allumage des Cavaliers se situe dans son groupe de receveurs. Les deux meneurs de cette unité en seront à leur troisième saison, et ils pourront miser sur une profondeur intéressante. Au poste de quart, Samuel Brisson en sera aussi à sa troisième saison collégiale, lui qui a disputé sa première avec les Géants de Saint-Jean.

Nouveauté à l’attaque: ce sera Shawn Mayne lui-même qui appellera les jeux. Après une carrière à UConn, l’ancien ailier défensif qui a passé six ans dans la Ligue canadienne saute ainsi la clôture pour passer à l’attaque. L’homme de 38 ans est bien appuyé pour mener cette transition. Il peut compter sur les conseils de proches qui entraînent au niveau universitaire, dont l’actuel entraîneur-chef à UConn Randy Edsall, avec qui il échange de temps à autre.

«C’est un défi intéressant, mais j’ai hâte!», lance Mayne.

De l’autre côté du ballon, la perte du secondeur Thomas Jinchereau, qui est passé aux Redmen de l’Université McGill, «fait mal», concède l’entraîneur. «Les gars en défense vont devoir élever leur jeu d’un cran. Mais je pense que défensivement, on va être correct», juge-t-il.

«On ne veut pas parler de Bol d’or ou quoi que ce soit. On va prendre une semaine à la fois tout au long de la saison. On espère que notre année ressemblera plus à celle d’il y a deux ans qu’à l’an passé», souhaite le pilote de deuxième année.

À surveiller
Salim Lammali

Le demi défensif de troisième année n’a peut-être réussi aucune interception l’an dernier, mais encore faut-il que les équipes adverses le confrontent.

«Il est intelligent et c’est un student of the game. Il donne tout ce qu’il a sur le terrain», vante Shawn Mayne.

À surveiller
Le groupe de receveurs

«Ça va être la force de notre équipe», lance Shawn Mayne.

S’il reste des vestiges de l’édition finaliste du Bol d’or en 2016, ils sont dans ce groupe. Cette saison-là, Jeremy Murphy, qui en sera maintenant à sa troisième année, avait été le receveur le plus prolifique de la division 3, toutes sections confondues, avec 706 verges et six touchés.

Son coéquipier Tristan Mancini l’a supplanté comme receveur le plus productif de l’équipe l’an dernier, quoique la voie des airs aura été moins favorable aux Lambertois l’automne dernier.

«Ce sont deux joueurs sur lesquels on peut compter», assure l’entraîneur. Sans compter les frères Dante et Santino Sparagra, envers qui l’entraîneur-chef ne ménage pas de louanges. Les deux joueurs reviennent de blessures qui avaient mis fin à leur dernière saison.

 

Les Cavaliers en chiffres

Fiche en 2017: 4 victoires, 4 défaites

Points pour: 161 points

Points contre: 139 points

Dernière présence au Bol d’or en 2016 (Défaite de 33-30 contre les Gaillards de Jonquière)

Championnat : 1 (en 2008)

Photos tirées de Facebook

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