Une meilleure chimie chez les Griffons

D’ici le début de la saison 2018, Le Champ arrière effectuera un tour d’horizon des ligues collégiales et publiera un article sur chacune des équipes. Pour voir tout le contenu présenté jusqu’à maintenant, cliquez ici.

Les Griffons du Cégep de l’Outaouais en seront à leur troisième campagne au sein de la Division 2 cette année. Après des débuts convaincants, l’équipe a connu une saison plus difficile l’an dernier, mais se dit confiante de rebondir.

Par Frédéric Marcoux

En 2016, la troupe de Sébastien Tétreault avait très bien fait avec une fiche de six victoires et de trois revers. L’an dernier, la campagne a toutefois été un peu plus difficile avec trois gains en neuf rencontres, avant de s’incliner à nouveau au premier tour, lors des matchs éliminatoires.

« Ça a été plus difficile, convient l’entraîneur-chef. On a eu un alignement de 37 joueurs à deux occasions, alors qu’on a normalement un alignement complet. On a repris du rythme en fin de saison par contre. On a donné du fil à retordre à Lionel-Groulx en éliminatoire. On a perdu par deux points contre une équipe qui joue en division 1 cette année. »

Tétreault aime bien ce qu’il voit de sa formation à l’aube de la prochaine campagne, alors que son équipe alignera un beau mélange de recrues et de vétérans cette année. L’ancien entraîneur de la ligne à l’attaque, Maxime Saumer, en sera à sa première saison comme coordonnateur à l’attaque, sa cinquième au sein du personnel d’entraîneurs des Griffons, tandis que coach Tétreault s’occupera également de la défensive.

Les Griffons en chiffres

Fiche en 2017: 3 victoires et 5 défaites

Points pour: 178 points

Points contre: 257 points

« On n’a pas connu un drop une année, car on n’avait pas beaucoup de vétérans. C’est plaisant, parce qu’on est stable. […] On a un groupe très uni. C’est une équipe de travaillants. On a une belle énergie dans l’équipe. On est un peu plus jeune offensivement que défensivement. Ça a pris plus de temps de voir ça que l’an passé.  Ça clique plus à l’attaque cette année que l’an passé. »

Éléments clés

En 2018, le quart-arrière de troisième année aura les commandes de l’attaque pour une deuxième année consécutive. L’an dernier, le pivot de l’Outaouais a appris à la dure, estime le pilote de la formation. Decastro avait complété 108 de ses 222 tentatives de passe. Il a terminé la campagne avec près de 1800 verges de gains par la passe, 13 passes de touché et 11 interceptions.

«On a déjà vu qu’il s’est beaucoup amélioré cet hiver, souligne Sébastien Tétreault. Il affiche beaucoup de leadership. Il a pris de la maturité et il progresse de semaine en semaine. On n’est pas stressé qu’il va être capable de faire le travail sur le terrain.»

«On a aussi recruté un gars qui faisait partie selon moi des meilleurs porteurs de ballon de son âge disponibles au Québec en Emmanuel Brochu. On a amené un gars qui peut faire un peu n’importe que dans le champ arrière en Nicolas Daval », se réjouit l’entraîneur-chef qui laisse entendre qu’un comité de demi à l’attaque se partagera le travail avec le vétéran Jérémy Langevin.

 

En défensive, un bon groupe de vétérans mènera la barque. Le meneur au chapitre des plaqués l’an dernier, le secondeur Charles Dodier, est de retour cette année. Il sera entre autres appuyé par son homologue Alexandre Boudreault, ainsi que l’ailier défensif de quatrième année Jacob Lemay. Au sein de la tertiaire, Félix Boyer revient pour une quatrième année.

« Félix a décidé de revenir, car il a joué seulement deux matchs, en raison d’une fracture à une cheville. Il veut finir, sur une note positive et la chance d’aller jouer universitaire » explique, coach Tétreault.

Expérience profitable

Sébastien Tétreault a fait partie de l’édition d’équipe Canada qui a remporté les grands honneurs au Mexique, lors des deux dernières éditions. Il s’occupait de la ligne à l’attaque cette année.

« J’ai adoré l’expérience, laisse entendre le principal intéressé qui en sera à sa cinquième année à la barre des Griffons. C’était très intense. On est 16 jours là-bas. On travaille des journées de 16 ou 17 heures. »

Il est d’avis que l’expérience l’a fait cheminer sur le plan professionnel, mais également sur le plan humain.

J’ai rencontré plein de bons coachs. J’ai bien aimé diriger une seule position. C’est sûr que de jaser avec les autres entraîneurs, ça m’a aidé. Il y a plusieurs choses que je vais ramener chez nous cette année. Je repars de là avec plein de nouvelles idées. C’est une belle expérience de vie. »

 

Photos tirées de Facebook

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