Le premier chapitre au Rouge et Or

Les unités défensives des Carabins (1-1) et du Rouge et Or (3-0), les plus étanches d’un océan à l’autre, ont animé le spectacle samedi au CEPSUM. L’Université Laval est sortie victorieuse par la marque de 12-7 au terme d’une énième confrontation entre les deux belligérants où les attaques ont été fort bien discrètes.

Par Félix St-Aubin

Les protégés de Glen Constantin ont conservé leur dossier immaculé malgré une deuxième performance sans touché offensif en trois sorties.

David Côté a été responsable de l’entièreté des points marqués dans le camp lavallois. Le botteur de précision a converti chacune de ses quatre tentatives de placement (26, 34, 37 et 40 verges). Il a sans surprise été nommé joueur par excellence des unités spéciales au Québec pour la troisième semaine d’activités.

Cette sphère du jeu est d’ailleurs on ne peut plus déterminante lorsqu’il est question des chocs mettant aux prises les Bleus et les Rouges. Les botteurs ont la plupart du temps eu leur mot à dire dans l’issue des affrontements.

Il en va de même pour les défenses.

Dan Basambombo et Gabriel Ouellet ont uni leurs efforts pour contrecarrer les plans des Carabins. Les interrogations demeurent, pour l’instant, à l’endroit de Dimitri Morand et de Gabriel Archambault.

Lequel pourra mener le groupe à bon port en novembre?

Comme c’était le cas lors de l’amorce de la saison contre les Redmen de l’Université McGill (1-1), les deux quarts ont partagé la besogne aux commandes de l’attaque. Les rôles ont toutefois été inversés, Archambault obtenant cette fois-ci le départ, avant de céder les clés à Morand au terme de la mi-temps.

Basambombo, auteur de 11,5 plaqués, dont 2 sacs, et d’un échappé provoqué, a décroché l’honneur hebdomadaire après avoir terrorisé le bataillon offensif d’Archambault et de Morand durant tout l’après-midi.

Le secondeur s’est chargé de rabattre ses rivaux au sol, tandis que son coéquipier Ouellet a veillé au grain dans la tertiaire. Le demi défensif, également un candidat de choix au titre d’athlète s’étant le plus illustré à l’échelle provinciale, a ajouté deux interceptions à sa feuille de route bien garnie contre les Bleus.

Rappelons que Ouellet avait réalisé un larcin lors de la conquête de la Coupe Dunsmore de 2017. Trois semaines plus tôt, il en signait quatre dans un blanchissage de 22-0 en faveur des Rouges.

En voilà un qui profite des rencontres importantes pour élever son jeu d’un cran et briller. Ouellet a ainsi poursuivi son brio dans la tertiaire lavalloise et a été un facteur déterminant dans la faible récolte de 102 verges aériennes en 26 passes tentées, dont la moitié ont été complétées, des Carabins.

Les receveurs Kévin Kaya, Louis-Mathieu Normandin et Guillaume Paquet n’ont pas pu contribuer en raison de diverses blessures.

« Tout le monde a sa part du blâme, et on ne peut pas utiliser les absents comme excuse, soutient le coordonnateur Gabriel Cousineau. Les joueurs ont tous des répétitions durant les entraînements et peu importe qui est sur le terrain, ils doivent être prêts. »

Robo mène la charge

Le porteur de ballon Asnnel Robo a sauvé les meubles chez les locaux avec de nombreuses courses tranchantes, une dizaine en tout et pour tout pour des gains de 86 verges. L’unité offensive a couru pour un total de 144, affichant une moyenne de verges par portée de 6,9.

Robo s’est positionné à l’avant-scène de l’attaque au sol montréalaise et s’est transformé en bougie d’allumage offensive jusqu’ici après le quart de la saison.

Le bataillon défensif de Danny Maciocia a démontré qu’il n’avait rien à envier à celui de Marc Fortier, mais on ne peut pas en dire autant avec les unités de Cousineau et de Justin Éthier.

Trois courses de Robo pour 40 verges ainsi que 2 pénalités des visiteurs, chacune pour 15 verges, ont offert aux Carabins leur unique série offensive fructueuse.

« Au final, c’était un bon match, mais on a manqué d’exécution sur quelques jeux, pointe Maciocia. Quand on perd un match par cinq points, ce sont les petits détails qui font mal. »

Cette campagne de transition au poste de quart passe peut-être par la voie terrestre.

Les Rouges sont mieux nantis à cette position, et ç’a bien paru samedi. L’expérience de Hugo Richard, qui ne panique pas dans les moments cruciaux, leur a permis d’engranger suffisamment de points pour remporter le premier chapitre de cette probable bataille en trois temps.

Pour quelles raisons les troupiers de Maciocia n’ont-ils pas à paniquer?

D’abord, la défense affiche sa forme habituelle du milieu de l’automne. Le visage qu’elle présente actuellement est en avance sur son temps et laisse place à tous les espoirs pour la conquête d’un titre national.

Et puis, parce que les quatre derniers vainqueurs du duel initial opposant les deux puissances québécoises n’ont pas réitéré le tout en finale de la Coupe Dunsmore. La progression enregistrée au cours des deux prochains mois fera encore foi de tout.

D’ici là, le deuxième chapitre se déroulera le 7 octobre prochain dans le château fort de Constantin.

Crédit photo : Courtoisie – James Hajjar

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