Bilan de saison | Remontée historique du Collège Ahuntsic

Après une lutte chaudement disputée jusqu’à la toute dernière semaine, les Indiens du Collège Ahuntsic ont finalement terminé au premier rang de la section sud-ouest, en tête d’une triple égalité.

Par Frédéric Marcoux

Les Indiens du Collège Ahuntsic (6-2) ont déjoué les pronostics cet automne. Depuis 2004, première année où il est possible d’accéder aux statistiques du RSEQ, aucune équipe en troisième division n’avait commencé l’année avec deux défaites consécutives avant de terminer au premier rang. Menés par une défensive dominante, les Indiens ont réussi à renverser la vapeur en accordant seulement 95 points en huit matchs.

La profondeur de la formation a payé, plus l’année avançait. Les succès des Montréalais sont l’affaire d’un groupe de joueurs, contrairement à certaines équipes de la section. L’unité défensive a d’ailleurs réalisé 12 interceptions, dont deux ramenées pour des touchés, ce qui a ouvert la porte à une séquence de six victoires consécutives.

Les adversaires du Collège Ahuntsic lors des quarts de finale, les Cavaliers du Collège Champlain Saint-Lambert (4-4) ont connu une tout autre saison. Après un début de saison en force avec trois gains en autant de rencontres, les finalistes du Bol d’or de 2016 ont semblé s’essouffler plus la campagne progressait. Seulement 37 joueurs étaient en uniforme pour les huit parties du calendrier. Pour espérer faire un bon bout de chemin en éliminatoires, ils devront compter sur de solides prestations des vétérans receveurs Tristan Mancini et Jérémy Murphy, lui qui a volé la vedette du top 5 à quelques occasions cette saison. Murphy a d’ailleurs marqué neuf des 22 majeurs de son équipe en 2018.

Le match de la saison ?

De l’autre côté, la deuxième équipe au classement de la section, les Triades du Cégep régional de Lanaudière (6-2) tenteront de déloger les champions en titre du Bol d’or, les Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe (6-2). Six petits points ont fait la différence pour déterminer laquelle des équipes aurait l’avantage du terrain. Le duel s’annonce très intéressant, pour ne pas dire le plus intrigant de 2018. Sur papier, les deux équipes ont ce qu’il faut pour aspirer aux grands honneurs: une bonne défensive et une attaque en mesure de réaliser les gros jeux.

Les Lauréats devront trouver une façon de freiner le receveur Shad Michaud. Celui qui s’alignera avec les Redmen de l’Université McGill l’an prochain a récolté plus de la moitié des verges par la passe de son équipe cette saison (838), en plus d’être l’auteur de quatre des sept majeurs de son équipe réalisés par la voie des airs.  Un comité de porteurs a mené l’attaque au sol tout au long de l’année et a connu beaucoup de succès. Les Triades ont d’ailleurs terminé avec une très bonne récolte de 1606 verges au sol.

Saint-Hyacinthe a perdu le seul match cette saison contre les Triades par la marque de 36 à 14. Cependant, les Lauréats ont les armes pour assurer leur revanche. Leur défensive a intercepté le ballon à dix reprises cette saison, donc quatre pour des majeurs. L’unité défensive est toutefois moins intimidante que celle de 2017, qui avait accordé moins de 100 points en incluant la victoire au Bol d’or. L’attaque des Lauréats est cependant diversifiée et a été la plus productive cette année. Si elle limite les revirements et contrôle le cadran, Saint-Hyacinthe pourrait bien gâcher la fête à Lanaudière.

Déceptions

À Victoriaville, les Vulkins (4-4) ont payé le prix pour avoir évolué au sein d’une section relevée. Ils ont échappé le dernier match de la saison à Lanaudière, en toute fin de rencontre, pour se faire exclure du portrait d’après-saison. Malgré un manque de profondeur à plusieurs positions, nul doute que si l’équipe avait évolué dans la section nord-est, elle aurait participé aux éliminatoires. Menés par le secondeur Joël Therrien qui a réalisé 58,5 plaqués et un touché défensif, les Vulkins ont été coriaces en donnant une bonne opposition à Saint-Hyacinthe et en battant Champlain-Saint-Lambert.

 

Pour ce qui est des Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme (1-7) , le club ne semble pas en mesure de remonter la pente depuis leur dernière saison gagnante en 2014. Le programme dispose de bons athlètes, mais l’équipe a cruellement laissé des points sur le terrain, en ne terminant pas les séquences offensives à plusieurs occasions. Dans le camp des Voltigeurs du Cégep de Drummondville (0-8), leur saison représente sans doute une des plus grandes déceptions, considérant que l’entraîneur-chef Patrice Marcoux avait martelé sa volonté d’amener cette équipe à un autre niveau, avant le commencement des hostilités. L’attaque drummondvilloise a marqué un seul touché par partie en moyenne cette saison. Des blessures combinées à quelques cafouillages ont coûté cher au programme. Les Voltigeurs devront trouver rapidement des solutions pour éviter que la situation ne se répète.

 

Photos tirées de Facebook

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