Volontaires | Un nouveau pivot dans la mêlée

Une lutte entre deux quarts-arrières semblait se dessiner en ce début de calendrier chez les Volontaires de Sherbrooke. Des blessures ont toutefois changé les plans de l’équipe et un troisième joueur en Jérémie Boisvert est venu s’imposer derrière le centre.

Par Luc Turgeon

Après le camp d’entraînement, le joueur de deuxième année Zachary Côté et la recrue Jérémy Desindes, un ancien du Triolet, ressortaient du lot.

Côté a été le titulaire en lever de rideau face aux Islanders du Collège John Abbott, puis s’est blessé contre les Condors du Cégep Beauce-Appalaches la semaine suivante.

Avec Jérémy Desindes également sur la touche, c’est Jérémie Boisvert, recrue du Collège Saint-Bernard, qui prendra les rênes de l’attaque pour le moment. Ce dernier a complété 13 de ses 20 passes tentées pour des gains de 141 verges et un touché contre les Condors, en plus d’être victime de trois interceptions.

Une ligne à l’attaque en reconstruction, menée par le joueur de quatrième année Antony Bilodeau, a accordé neuf sacs du quart en deux sorties. Elle a  permis au porteur de ballon de première année Alexandre Mercier d’amasser 147 verges au sol, ce qui permet à l’entraîneur-chef Jean-Philippe Gauthier d’être optimiste.

« Je vais être content si nous sommes capables de courir le ballon et c’est de bon augure pour le reste de l’année. Avec quatre essais, la game peut complètement changer si nous pouvons bouger au sol », a souligné Gauthier, ancien entraîneur adjoint du Vert et Or de l’Université de Sherbrooke.

C’est une toute autre histoire de l’autre côté du ballon, où l’unité défensive a la chance de compter sur plusieurs vétérans, dont Gabriel Royer, meilleur plaqueur de l’équipe en 2018. Royer poursuit sa lancée jusqu’à maintenant et a été le meneur des siens aux deux premiers matchs du calendrier, lui qui totalise présentement 13,5 plaqués, dont trois sacs du quart. Nicolas Dionne, Steven Chouinard et Elias Tibosha sont d’autres joueurs d’impact qui permettent aux Volontaires de rivaliser avec les meilleures attaques du circuit, selon l’entraîneur-chef.

Les bienfaits du recrutement régional

Lorsqu’il a été nommé entraîneur-chef des Volontaires en 2017, Jean-Philippe Gauthier estime que le recrutement a écopé de ce changement tardif à la barre du programme, où il a été nommé à la mi-juin. Ainsi, peu de joueurs de troisième et de quatrième année font partie de l’alignement sherbrookois, qui s’élève à environ 60 athlètes.

Ce creux de vague a tout de même apporté du positif, du moins pour les joueurs des cohortes suivantes. « Ç’a laissé la possibilité aux gars de se faire une place plus rapidement et ils ont pu profiter du timing qui s’est présenté dans l’organisation. »

Depuis deux ans, la pêche aux footballeurs talentueux est particulièrement bonne en Estrie, aux dires de Gauthier, où bon nombre d’entre eux parviennent à jouer un rôle très rapidement à leur arrivée. Un apport qui a beaucoup de retombées positives. « C’est plus facile de recruter dans la région parce que les gars sont déjà chez eux, près de leur famille et de leurs amis. Ça apporte aussi plus de personnes à nos parties et ça vient rallier la ville d’une certaine façon. »

Bien qu’avantageux, le recrutement régional n’est toutefois pas suffisant. « Nous devons sortir pour aller chercher des athlètes de qualité, mais nous voulons qu’ils soient sérieux sur le plan académique aussi. Nous nous assurons de les avoir pour plusieurs années et d’investir dans des personnes sérieuses. »

Les Volontaires du Cégep de Sherbrooke recevront les Lynx du Cégep Édouard-Montpetit, samedi soir. L’édition championne du Bol d’or de 2009 sera honorée pour l’occasion.

 

Photo en une: Facebook/Volontaires Football/Marie-Claude Delisle

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